Dimanche 30 mars 2008
The long day curls and twirls around

 

Surrounded by the angel death

 

Angst at the peak of dawn

 

Stabs the knight of depths.

 

Let the lonely music heal the wound

 

Let the warrior keep his faith

 

The law is not yet written down

 

Before the road’s been traced.

 

 

Escape escape! from your old armor

 

Your sights are frightening

 

The lady screams in the beauty parlor

 

Erasing the traces of things.

 

The buzzy color monitor

 

Displays his pathetic means

 

Leaving the grey janitor

 

To boast and threaten the kings.

 

 

 

The world has got feudal devices

To lead up the pace of the forces

Spears in space and seas

Will break up the knots

And create new species.

 

 

Oh tell me how to explode?

 

D’you need to buy your own matches?

 

You want me to give you the code?

 

Insert your coins in the boxes

 

Sit still and select your mode

 

Press the trigger as the sun rises

 

Oh but tell me what are the odds?

 

Will that take me to what there is?

 

 

 

In the infancy of sadness

 

The bitter fantasy was born

 

To replace a plus by a less

 

In the first hours of the morn’

 

This may well lead to madness

 

Unless the soul solves into stone

 

But let the knight go reckless

 

For through the deaths light has grown.

 

 

 

Can you hear that call again?

The rattle and the rain

The foretold pain

Of mental demolition

And institutional strain.

 

 

 

The blue rider,

 

Well-known competitor of dead bodies

 

Finally agrees to surrender

 

To the chaos of dense melodies

 

He replays the future

 

Rehearses his memories

 

In a circle of ashes

 

Rises with manners.

par monsieur jones
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 27 octobre 2007
La légèreté. Quelle chose étrange. Et pourtant, pourquoi tout le monde insiste-t-il pour nous dire que la légèreté est une grave question? Céline qui nous trouve lourds, et Berkeley qui accorde  au souffle vitale  la subtilité la plus fine. C'est bien qu'au fond, il y a là quelque chose à chercher. Et que pourrait donc être cette légèreté?
La première idée qui vient à l'esprit c'est la conscience ou plutôt l'inconscience...la légèreté c'est l'inconscience...c'est quand le malheur du monde disparaît pour quelques instants, que le passé ne colle pas trop, et que nous sommes compris dans le temps présent, que nous sommes le temps présent. Comme à la pointe d'une chose, toujours sur le fait de ce qui se passe. Un maître du Bouddhisme Zen, maître Takuan, raconte cette anecdote : un premier homme entreprend de combattre contre dix hommes. Il arrête le premier coup de sabre que lui porte son adversaire et prend le temps de se glorifier de sa réussite. Aussitôt il est touché par le second coup. Un deuxième homme fait la même épreuve. Lui ne prend pas le temps de fixer son esprit sur sa première réussite mais tend immédiatement son attention vers le second adversaire...et ainsi de suite. Comme cela il remporte son combat. Garder l'esprit tendu, ne pas relâcher l'attention. C'est cela la légèreté.
Mais alors, est-ce vraiment l'inconscience? Non. c'est l'absence de reflexivité, c'est la tentative de supprimer l'entre-temps de la réflexion. Car c'est bien dans une sorte d'entre-temps que va se situer le lourd fonds des choses. Nous sommes lourds, lorsque, par la force des choses ( précisément par cette force ) nous devons nous y attacher. Nous sommes lourds, lorsque nous sommes assaillis par plus fort que nous, par des choses qui nous dépassent et nous emportent.  Ainsi la sombre mélancolie du Comte du Guépard attaché à la jeunesse de  Claudia  Cardinale,  "par-delà toute éternité" comme dirait Deleuze, attaché, aussi, à sa lignée, à son histoire et qui finalement va devoir tout abandonner, passer à autre chose. Un stoïcien dirait que le Comte s'est trop attaché à ce qui ne dépendait pas de lui...il va voulu diriger le Cosmos plutôt que de vivre avec et le Cosmos vous rattrappe toujours, sans doute, au bout du compte...il connaît bien l'existence de ce Cosmos qu'il trouve dans la jeune femme.. C'est pourquoi il y a  toujours une profondeur de l'homme sombre : Il connaît le mouvement, mais il reste bloqué.
Toutefois, on peut-être parfaitement immobile et absolument en mouvement, si l'on est à l'attention de ce que l'on fait. Et je ne dis pas ça uniquement parce que je l'ai lu dans quelqu'ouvrage bouddhiste. L'homme qui marche au bord de la mer doucement s'évanouit dans l'immensité et n'a même plus de moi pour s'attacher. L'homme qui court après des buts cherche ses propres rets. Celui qui travaille à son intérêt s'en éloigne s'il ignore son intérêt...nul n'est méchant de son plein gré. Seulement par ignorance. Et tout ce que nous ignorons, c'est la légèreté. Socrate, était léger...il le dit lui-même dans le Théétète..."je suis comme les sages femmes, je suis vide et j'accouche le plein." En ce sens, être léger, c'est accoucher sans cesse du monde. C'est le faire venir au jour à chaque instant.
par monsieur jones
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 27 septembre 2007
Anonymous from the XVIIth century. Thomas the Rhymer is believed to have lived as a prophet and an adventurer in Scotland in the thirteenth century.

minstrelsy2.jpg


Thomas the Rhymer
 


TRUE Thomas lay on Huntlie bank;  
A ferlie he spied wi' his e'e;  
And there he saw a ladye bright  
Come riding down by the Eildon Tree.

 
 
Her skirt was o' the grass-green silk,  
Her mantle o' the velvet fyne;  
At ilka tett o' her horse's mane,  
Hung fifty siller bells and nine.

 
 
True Thomas he pu'd aff his cap,  
And louted low down on his knee  
'Hail to thee Mary, Queen of Heaven!    
For thy peer on earth could never be.'

 
 
'O no, O no, Thomas' she said,  
'That name does not belang to me;  
I'm but the Queen o' fair Elfland,  
That am hither come to visit thee.

 
 
'Harp and carp, Thomas,' she said;  
'Harp and carp along wi' me;  
And if ye dare to kiss my lips,    
Sure of your bodie I will be.'

 
 
'Betide me weal; betide me woe,  
That weird shall never daunten me.'  
Syne he has kiss'd her rosy lips,  
All underneath the Eildon Tree.

 
 
'Now ye maun go wi' me,' she said,  
'True Thomas, ye maun go wi' me;  
And ye maun serve me seven years,  
Thro' weal or woe as may chance to be.'

 
 
She 's mounted on her milk-white steed,  
She 's ta'en true Thomas up behind;  
And aye, whene'er her bridle rang,  
The steed gaed swifter than the wind.

 
 
O they rade on, and farther on,  
The steed gaed swifter than the wind;  
Until they reach'd a desert wide,  
And living land was left behind.

 
 
'Light down, light down now, true Thomas,    
And lean your head upon my knee;  
Abide ye there a little space,  
And I will show you ferlies three.

 
 
'O see ye not yon narrow road,  
So thick beset wi' thorns and briers?  
That is the Path of Righteousness,  
Though after it but few inquires.

 
 
'And see ye not yon braid, braid road,  
That lies across the lily leven?  
That is the Path of Wickedness,  
Though some call it the Road to Heaven.

 
 
'And see ye not yon bonny road  
That winds about the fernie brae?  
That is the Road to fair Elfland,    
Where thou and I this night maun gae.

 
 
'But, Thomas, ye sall haud your tongue,  
Whatever ye may hear or see;  
For speak ye word in Elfyn-land,  
Ye'll ne'er win back to your ain countrie.'

 
 
O they rade on, and farther on,  
And they waded rivers abune the knee;  
And they saw neither sun nor moon,  
But they heard the roaring of the sea.

 
 
It was mirk, mirk night, there was nae starlight,  
They waded thro' red blude to the knee;  
For a' the blude that 's shed on the earth  
Rins through the springs o' that countrie.

 
 
Syne they came to a garden green,  
And she pu'd an apple frae a tree:  
'Take this for thy wages, true Thomas;
It will give thee the tongue that can never lee.'
 

 
 
'My tongue is my ain,' true Thomas he said;    
'A gudely gift ye wad gie to me!  
I neither dought to buy or sell  
At fair or tryst where I might be.

 
 
'I dought neither speak to prince or peer,  
Nor ask of grace from fair ladye!'—    
'Now haud thy peace, Thomas,' she said,  
'For as I say, so must it be.'

 
 
He has gotten a coat of the even cloth,  
And a pair o' shoon of the velvet green;  
And till seven years were gane and past,  
True Thomas on earth was never seen.
par monsieur jones
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 26 septembre 2007
A quoi reconnaît-on un bon film? On peut toujours élaborer des théories et des critères de  valeur pour répondre à cette question, mais le plus généralement,  c'est notre corps qui le premier nous signale la force du souffle d'un film. Car pendant deux heures, c'est avec le rythme précis des images et des sons que se compose notre corps. Au fond  il y a peu de différence entre regarder un chef d'oeuvre et bien faire l'amour.

Et donc, lorsque la lumière se rallume, on tremble encore un peu, on a l'air absent comme un voyageur qui se serait levé tôt le matin  en Patagonie et se retrouverait tard le soir dans le métro parisien après un très long voyage. On est desaxé.  We don't fit. Et c'est justement ce film, the Misfits, de John Huston qui nous  fait dire tout ça.

Le joyau du film, c'est Marilyn (Monroe). D'abord pour la sensualité...car a-t-on jamais vu femme plus sensuelle?  Et tout particulièrement dans  ce film, entourée par trois hommes perdus, aux abois, tous  au bord de la fêlure et qui pour elle veulent continuer à vivre.  Mais c'est que justement, elle-même se tient au bord de la fêlure, prête à craquer elle aussi. Et dans cette position instable, elle hurle à la vie.  Elle, qui pour ne pas plonger veut redonner vie à la pourriture. Et c'est tout cela, la sensualité de Marilyn Monroe, c'est se jeter dans le jeu le plus dangereux avec la peur et la fragilité d'une enfant.

En ce sens, Marilyn Monroe et James Dean font partie du même monde.  Ce sont deux être aux abois, pris dans la douleur, et qui pourtant se jettent dans la vie et la mordent comme malgré eux. Et c'est pour cela que nous les admirons, parce qu'ils réussissent ce à quoi nous aspirons...réveler la vie dans le chaos. Mieux encore, ils nous font croire à nos propres rêves, ils nous font croire à nos propres vies.
par monsieur jones
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 22 septembre 2007
L'homme moderne.  Il court, il caracolle, sans cesse en mouvement mais il n'avance pas. Il ne tourne même pas en rond.  Il se décharge à chaque instant des mille stimulations de la ville, fourmille d'une idée à une autre,  d'une rue  dans l'autre et à chaque instant  il se donne un nouveau but.  Mais comment faire, pour la continuité?

Quoi d'étonnant?  L'homme moderne est comme un  citron que  tantôt l'on  presserait, tantôt l'on découperait, puis on le pelerait pour en déposer les zestes dans le roulis social.  Je veux dire, ne nous étonnons pas de l'abrutissement et de la torpeur béate qui règnent dans nos coeurs...C'est que l'ordre du monde est devenu si compexe et si instable que toute la journée nous devons nous contorsionner, nous plier en mille sens, accélerer, puis ralentir, pour pouvoir continuer à fonctionner.


Cela est contraire aux grandes choses, aux grands faits de l'âme qui emmène avec elle le monde entier. Car ce genre de tempête, quoi qu'il puisse surgir comme l'explosion d'un éclair, doit avoir longtemps mûri dans les profondeurs . Et c'est ce temps des profondeurs qui manque à l'homme moderne. Non pas le malheur, mais une sombre continuité. Un petit chemin caché sous les choses et qui les porte et les accompagne.

Mais aujourd'hui, il faut aller vite, même si la vie requiert la lenteur.  Au contraire, qui a besoin de vitesse se trouve bloqué dans mille soucis, si bien qu'à la fin du jour,  nous avançons dans une sorte d'arythmie qui sans cesse nous coupe le souffle. A bout de souffle.



Mort.jpg
par monsieur jones
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Recherche

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus